Dédaigneux
Cette position apparut à certains commentateurs, dont L’assmat, contraire à la jurisprudence (L’assmat, n° 78, mai 2009, p. 5). Néanmoins, le droit n’est jamais figé. Aussi est-ce légitimement que les assistantes maternelles, leurs syndicats et associations s’appuyèrent sur cette position officielle pour réclamer à leur (ex)employeur le paiement de l’indemnité légale de licenciement.
Las ! Depuis, le ministère du Travail, par petites touches successives, révise sa doctrine. En témoigne le « site officiel de l’administration française » service-public.fr. Après avoir affirmé sans ambages le droit des assistantes maternelles à l’indemnité légale de licenciement lorsqu’elle est plus favorable que l’indemnité de rupture instaurée par la convention collective, il faisait une réserve en mars dernier : « Sauf à ce que le juge adopte une position définitive contraire, il est recommandé aux particuliers employeurs de verser l’indemnité de licenciement la plus favorable aux salariées[…]. »
Nouveau recul dans la version actuellement en ligne, datée du 22 juin 2010. Au chapitre « Indemnité de rupture », seule est citée l’indemnité conventionnelle ; et, uniquement en bas de page, il est mentionné que le ministère du Travail « recommande » l’application de l’indemnité légale, étant précisé qu’« aucune jurisprudence n’a confirmé à ce jour que ces dispositions étaient effectivement applicables aux assistantes maternelles ».
Ces informations reflètent les atermoiements de la DGT. Selon la fédération santé-sociaux CFTC, lors d’une réunion en mai dernier, elle a répondu : « Le juge tranchera » (Vie hospitalière et sociale, n° 268, juin-juillet 2010).
Ce n’est pas admissible. Les Pouvoirs publics n’ont pas le droit d’envoyer ainsi les administrés au casse-pipe.
Si le ministère du Travail est convaincu du droit pour les assistantes maternelles à l’indemnité de licenciement, pourquoi n’a-t-il pas sécurisé la règle en l’inscrivant dans la loi, à l’occasion par exemple de la discussion sur les maisons d’assistantes maternelles ? Pourquoi ? Parce qu’il n’en a rien à faire. Peu lui chaut que les assistantes maternelles perdent de la crédibilité, voire passent aux yeux de certains parents pour des profiteuses. Cela permettra de mieux les mettre au pas, si nécessaire, le moment venu… pour leur bien, évidemment !
Catherine Doublet
Rédacteur en chef
La mensualisation des assistantes maternelles et familiales
Créée pour les salariés ayant un travail réparti régulièrement sur le mois et sur l’année, elle nécessite des adaptations dès que ce n’est plus le cas. Il en résulte de nombreuses difficultés d’application pratique pour des professionnelles devant souvent répondre à de fortes variations du temps de travail. D’où de nombreuses incompréhensions et nombreux conflits sur un sujet sensible : le revenu tiré du travail, employeur et salarié pouvant avoir le sentiment d’être lésé. L’attention portée au calcul du salaire mensualisé a donc toute son importance. Bien mesurer le sens et la portée des règles qui lui sont applicables, savoir choisir la formule la plus juste en fonction des particularités de l'accueil forment ainsi un préalable indispensable à l'établissement du contrat de travail.
Techniques professionnelles
Le stress dans tous ses états
Tableau de bord
Tous les chiffres utiles aux assistantes maternelles et familiales...
Fiches techniques
Se séparer
Techniques en bref
Pour des fenêtres sûres, dépendance au web et dépression, lignes haute tension à proximité des crèches...
Univers de l'enfant Jouer, lire, écouter
Dossier
La mensualisation des assistantes maternelles et familiales
Si le caractère obligatoire de la mensualisation n’est plus contesté, elle reste un exercice difficile en raison de l’irrégularité du temps de travail des intéressées. Explication détaillée des règles applicables, pour réussir un calcul juste.Statut
Vos droits
Prêts à taux zéro, statut des accueillants familiaux, licenciement en cas de maladie…
Crèches et microcrèches : le nouveau cadre réglementaire
Profession
Post-scriptum Livres, revues, sites internetLa réforme des retraites
Nouvelles professionnelles
Calendrier scolaire 2010-2011, élargir le rôle des RAM, des propositions pour protéger l’enfance fragilisée…
La réalité des crèches collectives
Petites annonces
L'ASSMAT n° 91 septembre 2010
- ACOSS Stat, Les particuliers employeurs au premier trimestre 2010, n° 106, juin 2010
- Commission de sécurité des consommateurs, Avis relatif à la sécurité des fenêtres et balcons, octobre 2005...
- AFSSET, avis du 29 mars 2010 relatif aux champs magnétiques extrêmement basses fréquences
- Lettre-circulaire CNAF n° 2010-110 du 16 juin 2010 relative au Prêt à l'amélioration de l'habitat pour les assistants maternels...
- Circulaire Unédic n° 2010-10 du 29 juin 2010
- Dossier de presse sur la réforme des retraites, 16 juin 2010
- Lettre-circulaire CNAF n° 2010-097 du 26 mai 2010, non publiée
- Haut Conseil de la santé publique, Avis relatif à l'obligation de vaccination par le BCG des professionnels listés aux articles L.3112-1, R.3112-1, C, et R. 3112-2 du Code de la santé publique, 5 mars 2010...
- Livret des états généraux de l’enfance fragilisée, secrétariat d’état chargé de la Famille et de la Solidarité, 16 juin 2010...
- Etats générEux pour l'enfance, Cahier de doléances, 26 mai 2010
- Haut Conseil de la famille, Avis sur les ruptures et discontinuités de la vie familiale, 8 juillet 2010...
- Julie Micheau, Éric Molière et Sophie Ohnheiser, Les modes d’organisations des crèches collectives et les métiers de la petite enfance, DREES, Études et résultats, n° 732, juillet 2010...
- Sévane Ananian et Isabelle Robert-Bobée, Modes d’accueil et de garde des enfants de moins de six ans en 2007, DREES, Études et résultats, n° 678, février 2009...












